vendredi 4 août 2017

Orques, machines de guerre et Puy-du-Fou


En cette période estivale, me voici de retour, avec, une fois n'est pas coutume, un article qui ne sera pas exclusivement consacré au modélisme et à la figurine.

Des orques du Mordor, encore et encore...
 
En effet, de courtes vacances ne m'ont pas permis d'avancer autant que je l'aurais souhaité sur mes figurines en cours... la date du CDA sur la Destinée du Dunedain est largement dépassée et mon Sam n'est toujours pas terminé. En outre, j'ai des orques qui prennent la poussière sur mon bureau et que je désespère de finir un jour. Voici donc quelques photos de WIP pour patienter.

Un archer converti qui nécessite encore beaucoup de travail
Quelques éclaircissements à ajouter encore pour apporter du contraste...
Il ne reste plus guère que la tunique noire à travailler

Seul le visage est terminé sur celui-ci...
Visite du château de Tiffauges, château de Gilles de Rais, et découverte des machines de guerre médiévales.

Les vacances sont aussi l'occasion de sorties en famille. Nous sommes allés avec ma femme et les enfants à Tiffauges, en Vendée, où il reste de très beaux... restes justement de la puissante forteresse de Tiffauges, l'un des châteaux de Gilles de Rais, baron de Bretagne tristement célèbre pour ses crimes perpétrés à l'encontre de dizaines d'enfants qui lui valurent d'inspirer le personnage de Barbe-Bleue. Avant de faire cette visite, j'ai lu la solide biographie de Jacques Heers qui m'a permis de faire cette visite après avoir démystifié ce personnage qui a fait l'objet d'études très contradictoires. 
Gilles de Rais (1405?-1440)

On y apprend que Gilles de Rais, souvent présenté comme un éminent compagnon de Jeanne d'Arc, fut plutôt opposé dans les conseils de guerre à la sainte. Le sire de Rais était en effet dans la clientèle de Georges de la Trémoille qui s'opposa hostile au bellicisme de Jeanne, cherchant à sauvegarder les intérêt du roi par la diplomatie plutôt que par la guerre. D'ailleurs, Gilles de Rais abandonna Jeanne d'Arc conformément aux ordres de la Trémoille et du conseil royal après que celle-ci ait été blessée par un carreau d'arbalète lors du siège de Paris le 8 septembre 1429. Ses faits d'armes aux côté de Jeanne d'Arc auront été de courte durée. Ainsi, si Gilles s'illustra parmi d'autres capitaines lors de la délivrance d'Orléans au printemps 1429, il est très exagéré de dire qu'il fut un proche de la Pucelle. La protection de la Trémoille lui valu toutefois d'être fait maréchal de France le 17 juin 1429, lors du sacre de Charles VII à Reims. Par lettres royales, il eut ainsi l'insigne honneur peu après d'ajouter une orlure de fleurs de lys à ses armes.

Gilles de Rais suivi d'ailleurs le chancelier dans sa disgrâce. Dès 1432, il se retire de la guerre contre les Anglais et les Bourguignons. Il se comporta ensuite davantage en seigneur brigand, mais surtout il sombra dans des pratiques de sorcellerie auxquelles il s'était adonnées déjà dans sa jeunesse. Il voua son âme au diable, notamment pour assouvir sa quête de richesse car il menait une vie trop fastueuse pour ses ressources, et laissa libre cours à ses perversions sexuelles. Il fut arrêté en 1440 par le duc Jean V de Bretagne pour répondre devant le Parlement de Bretagne de félonie et de meurtres d'enfants et devant le tribunal de l'évêque de Nantes, Jean de Malestroit, d'hérésie, de sorcellerie, de sodomie et de 140 meurtres d'enfants. Tous crimes qui étaient passibles de la peine de mort.  Au terme d'un procès régulier, confondu par les témoignages de ses complices, Gilles de Rais avoua ses crimes sans avoir été soumis à la torture. Son repentir lui valu de se faire relever de l'excommunication qui pesait sur lui et de recevoir une sépulture chrétienne, au couvent des Carmes des Nantes,  alors que ses restes devaient être brûlés. Contrairement au privilège concédé à la noblesse qui voulait que la peine de mort soit exécutée par la hache du bourreau, il fut pendu le 26 octobre 1440. 

A l'entrée du château, les armes de Gilles de Rais, maréchal de France
C'est donc dans le château de ce triste sire que nous nous sommes aventurés, pour y passer une excellente journée. Bien qu'en ruines, le château est encore impressionnant, muet témoignage de la puissance du sire de Rais, surplombant un site enchanteur.

Situé aux marges de la Bretagne, de l'Anjou et du Poitou, le site de Tiffauges était d'une importance stratégique considérable ce qui explique l'architecture impressionnante du château et ses fortifications destinées à braver temps et hommes d'armes.
L'entrée du château et la chapelle Saint-Vincent.
Le château recèle des spectacles de chevalerie en armes qui ont fait le bonheur des enfants, ainsi que de nombreuses animations, tel des stands de tir à l'arc et à l'arbalète, des présentations des armes médiévales ou des démonstrations de tir au trébuchet. En effet, la particularité de Tiffauges, outre le fait d'être le plus grand site médiéval de l'Ouest, est de receler une vingtaine de machines de guerre du Moyen Âge, dont plusieurs furent mises en action sous nos yeux, projetant des bombes à eaux sur plusieurs dizaines de mètres avant qu'elles n'éclatent sur les remparts. Ces reproductions sont très fidèles, et une belle source d'inspiration pour des projets de modélisme ultérieurs...

Une baliste, tirant des traits à trois cent mètres

Démonstration de tir sur un petit trébuchet, disposant d'un contrepoids pesant tout de même 150 kg
Un fauconneau, petite pièce d'artillerie d'une portée de 300 m   
Un couillard en action, version optimisée du trébuchet. D'une moindre portée, il peut toutefois tirer des projectiles de 80 kgs à 180 m à une cadence de 10 par heure.
Trébuchet à roue de carrier, machine dévastatrice, mais à faible cadence de tir: un ou deux boulets de 125 kg par heure.
Mangonneau à roue de carrier, moins précis que le trébuchet car le contrepoids est fixe
Le plus haut beffroi d'Europe, 18 mètre de haut! 
Plus modestement, j'ai choisi de m'exercer au tir à l'arbalète

Le site du château de Tiffauges propose une brochure en téléchargement libre présentant toutes les machines de guerre que nous avons pu admirer. Cela se passe ici!

Le Puy-du-Fou: vikings, rapaces et joutes!

Nous avons profité d'être en Vendée pour emmener une nouvelle fois les enfants au Puy-du-Fou. Quelques photos des spectacles relatifs au Moyen Âge! Les vikings et la légende de Saint Philibert, le spectacle de fauconnerie Les oiseaux fantômes, et le Secret de la lance, sur le thème de Jeanne d'Arc.

L'attaque d'une motte féodale par des vikings sans pitié
Leur chef n'est pas là pour plaisanter, cela saute aux yeux...
Ce guerrier doit vite trouver une épée s'il veut mériter le Valhalla


Les moines fuient la colère des enfants d'Odin
Heureusement l'apparition miraculeuse de saint Philibert apaise les combattants
Ouverture du spectacle de fauconnerie

Jeanne et ses compagnons dans Le secret de la lance. L'histoire est kitsch, mais Dieu que c'est beau!

Peu de figurines donc pour ce nouvel article, mais de très bons moments à vous faire partager. Nous reparlerons sous peu de modélisme, à bientôt!

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